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Nature Morte – Outremont 1, 2016 – Détails. Impression jet d’encre sur tissus polyester. (Journée ensoleillée)

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Nature Morte – Outremont 1, 2016. Impression jet d’encre sur tissus polyester. (Journée grise)

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Nature Morte – Champs des possibles, 2017. Gravure laser sur céramique.

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Nature Morte – Champ des possibles 2, 2017. Impression jet d’encre sur papier Lisale.
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Installation Aménagement, 2017. Impressions sur papier non archive chiffonées, plexiglass gravé, LED.

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Détails de l’installation Aménagement, 2017. Impressions sur papier non archive chiffonées, plexiglass gravé, LED.

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Nature morte – Champs des possibles 3. Impression jet d’encre sur vinyle.

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Série Toute la Flore Laurentienne, 2017. Impression jet d’encre sur papier de riz.

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Livre La Flore Laurentienne, Frère Marie-Victorin, édition de 1947. Gants de jardinage.

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Prolonger la pensée par le bras – Joseph Beuys – 2016. Photographie sur papier satiné.
Assemblage : spécimens/source des natures mortes, divers livres sur la photographie et monographies, spécimens séchés.
 Photos: Guy L’Heureux
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Image : Prolonger la pensée par le bras – Joseph Beuys – 2016

Expositions d’Accès culture pour le 375e de Montréal
Une île, 19 plages – UN MILLION D’HORIZONS
Galerie d’art d’Outremont, 18 mai – 18 juin 2017

Entre nature morte et composition abstraite, le travail de Katherine Melançon renouvelle notre rapport au numérique par la création d’œuvres qui, loin d’affirmer leurs affiliations technologiques de manière évidente, se présentent plutôt comme autant de « mystères picturaux » dont le processus de création est difficilement décelable. C’est ainsi que des échantillons représentatifs d’un lieu – par exemple des végétaux – sont l’objet d’une manipulation au numériseur, lequel capte des images suggérant des états altérés de ces matières organiques. Pour cette exposition, l’artiste a travaillé à partir d’échantillons provenant de différents arrondissements de la ville. En résulte une série d’impressions numériques dont l’effet mystifiant agit comme une brèche dans le réel, révélant des horizons transfigurés.

Par un travail d’impression sur des matériaux tels que du tissu et des surfaces polymères, l’artiste explore le comportement de l’image numérique lorsqu’elle se trouve re-contextualisée à travers de nouvelles incarnations matérielles. De son passage de la machine informatique vers la matière, l’image se superpose au réel, l’intègre et crée des conditions de visibilité inattendues. Ce nouveau corpus d’œuvres est l’occasion d’une rencontre entre l’image et l’objet : l’impression numérique, que l’on comprend d’emblée comme bidimensionnelle, transpose sa prégnance sinon vers des volumes assumés, du moins vers des matières de densités diverses. En parallèle, une animation insuffle une vie intangible à l’image et la redonne à son ambivalence identitaire, à la fois organique et numérique. Enfin, des impressions quasi monochromes ont été extraites de la surface informatique. Natures mortes générées par le numérique lui-même, elles témoignent de la faillibilité du binaire et de l’écran qui en transmet les micro singularités.

La pratique artistique de Katherine Melançon s’intéresse au processus, à l’utilisation de matériaux non traditionnels et au partage, ainsi qu’à l’abandon du contrôle. Dans une boucle constante entre expérimentation et résultats, elle cherche à remettre en question les limites d’un matériau et à explorer son parcours jusqu’à sa dématérialisation ou sa re-matérialisation. Elle crée des œuvres qui fluctuent entre abstrait et figuratif, macro et micro, naturel et technologique pour engager le regardeur dans une expérience active.

Diplômée de Central Saint-Martins College of Arts & Design de Londres, Katherine Melançon a exposé en Europe, aux États-Unis et au Canada. Elle vit et travaille à Montréal.

Commissaire : Nathalie Bachand

Ce projet bénéficie du soutien du ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal.